Le vignoble de Fronton s’est offert, lundi 15 décembre, un écrin à la hauteur de ses ambitions. Dans le cadre spectaculaire du musée des Abattoirs à Toulouse, le Syndicat des vignerons de l’AOP Fronton organisait la première édition de ses “dîners d’exception”, une soirée placée sous le signe de la gastronomie, du vin et de l’art.
Imaginé comme une véritable expérience sensorielle, ce dîner a réuni quatre chefs aux univers complémentaires : Léopold Gillen (Bistrot August, Toulouse), Paul Decouard (Les Passionnés, Toulouse), David Bielecki et Lionel Marchand (Cuits’in, Pompignan). Leurs créations ont été pensées en parfaite résonance avec huit vins de Fronton, servis devant le célèbre rideau de scène de Picasso, La dépouille du Minotaure en costume d’Arlequin (1936).
Du célerisotto à la tomme, marrons râpés et graines de courge soufflées, sublimé par le cépage Bouysselet, au cuissot de cerf confit à la Négrette, jusqu’à la poire au vin de Fronton et à la brebis de Finhan en deux textures, les accords mets et vins ont séduit un public attentif et curieux, venu nombreux découvrir le savoir-faire des chefs et la diversité des vins du Frontonnais.
Cette première édition, organisée dans une année symbolique marquant les 50 ans de l’AOP Fronton, s’est déroulée en présence de Pierre Esplugas et Jean-Jacques Bolzan, adjoints au maire de Toulouse, du député du Nord toulousain Jean-François Portarrieu, du maire de Fronton Hugo Cavagnac, ainsi que de nombreux vignerons et acteurs de la filière, autour du président du Syndicat, Frédéric Ribes.
Chevilles ouvrières de la soirée, Anne Rives et Benjamin Piccoli ont salué la mobilisation des partenaires – la Ville de Toulouse et le musée des Abattoirs – félicité les chefs et remercié les participants, avec l’envie affirmée de renouveler l’expérience dans d’autres lieux emblématiques.
Dans ces anciens abattoirs reconvertis en musée d’art moderne et contemporain, c’est un public très toulousain qui a répondu présent. Une soirée qui confirme la dynamique du vignoble de Fronton, situé à moins de trente minutes de Toulouse, et qui poursuit, pas à pas, son ancrage et sa reconnaissance au cœur de la Ville rose.
